mardi 4 novembre 2008

Pour une fois, imitons les Américains !!!!!

A quelques heures des résultats des élections américaines où Barack Obama sera sans doute amené à diriger la première puissance de la planète, une question se pose : les français seraient ils eux aussi capables de voter pour un noir ?

Une écrasante majorité de français voteraient pour Obama. Mais voteraient ils pour un Obama français ? Rien n'est moins sur ! Aujourd'hui, Le Monde a publié un sondage qui précise que 80% des français seraient prêts à voter pour un noir. Sur les 80%, presque la moitié d'entre eux (46%) voteraient probablement pour un noir. Il est justement là le problème : "probablement".

Ne nous voilons pas la face ! On sait très bien que les français, à l'heure actuelle, ne voteraient pas pour un candidat issu d'une minorité. Prenons donc exemple sur les américains pour une fois !

Moi j'aimerais bien voir des noirs, des arabes à des postes à responsabilité, que ce soit au gouvernement, à l'Assemblée Nationale ou dans les entreprises du CAC 40 sans que l'on trouve cela choquant ou, tout du moins, sans que l'on soit obligé de le faire remarquer !!!! Car, en France, dès que l'on nomme un homme (ou une femme) de couleur, les observateurs et les journalistes se sentent obligés de signaler que "c'est bien, c'est un signe fort en faveur des minorités" "un exemple d'intégration réussie".
Stop ! Faut sortir les gars, moi je vous en cite 10 000 des cas d'intégration réussie, attendez pas tous les 5 ans qu'il y ait un noir ou un arabe au gouvernement !
Changeons donc de mentalité !!

Sylvain (scandalisé par ses compatriotes assez régulièrement)

jeudi 30 octobre 2008

De l'essence du pragmatisme....

"L'intervention des Etats dans l'économie a toujours existée". Je crois que c'est par cette phrase que mon livre d'économie de terminale entamait l'étude des politiques D'Etat-gendarme, Etat-providence etc...

En somme, aujourd'hui l'interventionnisme étatique semble être à la mode, tant dans notre pays qu'au niveau européen(si l'on admet qu'il éxiste un Etat européen-optimisme ou mauvaise foi). Le président de la république s'en est même vanté en refusant le qualificatif de "politique de gauche" et en mettant en avant le nécessaire pragmatisme: le mot est laché.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait particulièrement insisté sur le rôle primordial du marché et de son auto-régulation, que l'intervention de l'Etat ne pouvait que freiner. Les leaders européens les plus libéraux(oui Monsieur Gordon Brown c'est vous que je regarde) n'ont jamais osé écarter l'Etat de façon aussi véhémente. Ils savaient sans doute que ce bon vieux Keynes leur serait un jour utile.

La période de crise actuelle prouve une chose: le Marché ne peut s'auto-réguler et nécessite un encadrement étatique fort au nom de l'intérêt général des acteurs économiques, des consommateurs et du Marché lui même.

On ne peut pas faire appel à l'Etat qu'en période de crise pour investir en masse et sauver des situations critiques. Ce n'est pas le pragmatisme qui explique le recours à un interventionnisme étatique plus fort mais bien l'échec des politiques ultra-libérales menées depuis de nombreuses années.

Je finirai en regrattant que l'Europe n'ait pas joué un rôle central dans cette crise( du moins pass assez à mon goût), en effet c'est maintenant qu'il faut prouver l'utilité d'une véritable gouvernance économique européenne. Les Etats européens doivent répondre ensemble à ce genre de situation et retenir les leçons de leurs professeurs déconomie de terminale.

Mehdi Maynard Keynes( un peu prétentieux pour le coup mais toujours objectif).

dimanche 19 octobre 2008

Des sifflets bien mérités !

Ca y est, nous sommes de retour, après plus d'un mois sans écrire d'articles. Ce n'est ni le manque de volonté, ni le manque d'idées qui ont fait que nous avons délaissé le blog mais plus le manque de temps.... Vous le croyez ou pas, mais Mehdi et moi sommes débordés.

Quelle erreur de notre part ! Le mois d'octobre a été le mois de la Mauvaise foi, crise financière oblige..... Espérons qu'elle dure encore un peu pour nous soyons en mesure d'apporter notre oeil objectif sur la question..

Enfin, bref, ce qui me pousse à revenir vers vous est cette belle polémique sur les sifflets au Stade de France (avec quelques jours de retard je vous l'accorde !). J'ai pas vu le début du match, j'ai donc pas entendu les sifflets, j'ai pas spécialement été attentif à la polémique qui a suivi le match !

Il me semble que les politiques et les médias en général ont fait preuve d'un beau manque d'objectivité. Pour moi, la Marseillaise est un moment unique. Dans les grandes compétitions internationales cela me donne des frissons. C'est un moment de communion !
Par contre, je veux bien croire que quand on paye 40 euros (minimum) pour aller voir jouer une équipe de France qui n'est pas à son top, avec un sélectionneur sur la sellette, et qu'en plus l'hymne national est chantée par Laâm, alors je peux tout à fait comprende qu'on puisse siffler !!! Je trouve cela plus que légitime !! Laâm c'est la goutte d'eau qui a fait déborder la vase ! On ne devrait pas infliger autant de douleurs à 80 000 personnes ! C'est intolérable !

Voilà tout ce que j'avais à dire ! Vous avez tout à fait le droit de me siffler !!!!!
Si vous voulez une vision plus politique de la situation, il faudra attendre que Mehdi vous donne son opinion (sans doute objective)

Sylvain ou comment avoir une vision transversale

mardi 9 septembre 2008

Le conseil fédéral de la FFF ou comment être de mauvaise foi

On le savait, les sportifs sont des spécialistes de la mauvaise foi et du manque d'objectivité. Le procès verbal par lequel le conseil fédéral de la Fédération Française de Football a maintenu le controversé Raymond Domenech en est la nouvelle preuve.

Ok, le sujet est léger mais il revêt pour pas mal de monde en France (et dans le monde) une grande importance. Et moi le foot, ca m'intéresse. Bon, je vous accorde que le football en France en ce moment, que ce soit l'Equipe nationale ou le championnat, ca correspond pas forcément à la définition de "football". (Et voilà, dès qu'on parle de foot, je me sens obligé d'être de mauvaise foi. Moi qui pensais être au dessus de ça ! Ben, faut croire que non !)

Revenons à nos moutons. Si on reprend le PV, les dirigeants du foot français n'ont pas pris leur décision sur un plan footballistique mais sur un pur plan politique. Si on se fie aux propos publiés dans l'Equipe, Jean-Pierre Escalettes (ou un de des fidèles) aurait déclaré «La Fédération est une famille, pas un club. La campagne des anciens de France 98 a été trop insistante, parfois indécente. L'équipe de France est le patrimoine de la Fédération, pas celui d'un clan».

Encore de la mauvaise foi. 2 remarques me viennent à l'esprit :
1) Si la fédération est une famille, les Champions du Monde en font partie sans discussion et en sont même nos plus beaux représentants
2) Quand vous dites "L'Equipe de France est le patrimoine de la Fédération, pas celui d'un clan", vous ne vous rendez même pas compte que le clan c'est vous qui le formez. Les Champions du Monde ont au moins eu le courage de défendre leur position.

Donc voilà, juste pour garder le pouvoir, nos dirigeants ont fait un choix complètement dénué de sens et nous ont amené à cette ridicule défaite en Autriche (avec la complicité des joueurs).

Le seul qui reste objectif est Bernard Saules quand il déclare : «Il y a au moins un avantage à le maintenir : il restera en position de fusible

Sylvain (est-il possible d'allier football et objectivité ?)

Merci Jean-Marie pour ce petit moment de rire

Je suis bien loin d'être un amateur de Jean-Marie Bigard mais j'ai le regret de vous dire que aujourd'hui, Jean-Marie m'a fait sourire. Non, c'est faux il m'a bien fait marrer ! Comme quoi tout est possible !

Je pensais être insensible à son humour mais je me suis trompé. En même temps, j'avais le choix entre rester bouche bée et rigoler, j'ai choisi sans hésiter la seconde solution. Alors le sketch qui m' fait tant rigoler c'est celui où il affirme, sans aucune hésitation, que les attentats qui ont touché les Etats-Unis sont un immense complot. Selon ses propos"On est absolument certain que les deux avions n'existent pas ! Il n'y a jamais eu d'avion. C'est un mensonge absolument énorme." C'est pas le mensonge qui est énorme Jean-Marie, c'est TOI.

Le pire c'est qu'il ne s'arrête pas là. Jean-Marie "le géopoliticien" continue en précisant, ou plutôt en affirmant, que ce complot a été monté par les Etats-Unis pour aller faire la guerre en Irak. Comme il le précise, "Tous les spécialistes de la terre sont d'accord là-dessus". Que je voulais vous que je vous dise, là c'est la consternation !!!!!

Ma connaissance sur le sujet est limitée donc reprenez moi si je me trompe mais il me semble que les attentats du 11 septembre (qu'ils soient réels ou non) ont engendré la guerre en Afghanistan, pas la guerre en Irak. Par contre, en ce qui concerne cette dernière, je veux bien le croire si il me dit que les américains ont comploté pour attaquer l'Irak et ses supposés bombes nucléaires.

Donc encore Merci Jean-Marie pour cette petite rigolade !

Sylvain (vraiment consterné par les gens qui affirment sans savoir)

jeudi 4 septembre 2008

Polémique en Espagne : faut-il chercher à connaître la vérité même si ca fait mal ?

Polémique en Espagne, le juge Baltasar Garzón, de loin le juge le plus médiatique d’Espagne vient de demander à plusieurs grandes villes d’Espagne (Madrid, Grenade, Séville et Cordoue) de lui fournir la liste des personnes disparues, fusillées et enterrées dans des fosses communes depuis le jour du coup d’Etat de Franco. L’objectif est clair : le juge Garzon veut savoir le nombre de personnes exactes enterrées dans les fosses communes suite à la répression franquiste, les circonstances et les dates de ces actes. Selon les experts, le nombre de personnes enterrées dans ces fosses communes oscille entre 100 000 et 180 000 personnes. Rien que ca !!!

Cette décision de justice réveille les vieilles cicatrices. Ayant vécu en Espagne, j’ai pleinement conscience de ce malaise. La guerre civile est pour beaucoup de personnes (en particulier les plus anciens) un sujet tabou.

Cette décision va dans le sens de la loi de « mémoire historique » souhaitée par le gouvernement Zapatero. Cette loi a fait beaucoup de bruit dans la péninsule ibérique. Elle vise principalement à reconnaître la responsabilité de l’Etat dans les crimes qui ont été commis pendant la période franquiste. Le Partido Popular (parti conservateur espagnol) est évidemment opposé à cette initiative. Mariano Rajoy, leader du PP, a déclaré « Je suis partisan de ne pas rouvrir les blessures du passé».

Si je comprends que le sujet soit difficile à aborder, que les plaies ont mis du temps à se refermer, il me paraît tout à fait normal que les familles des victimes aient le droit de connaître la vérité sur les disparitions de leurs proches. Quoi de plus légitime ! Il est beaucoup plus simple d’éluder le sujet plutôt que savoir ce qui s’est réellement passé. Pour les survivants de cette guerre et surtout pour les familles, la reconnaissance officielle des institutions publiques, même si elle n’attribue aucune compensation économique (la loi les exclut) est extrêmement importante.

Dans le quotidien El Pais, un sondage (pas nécessairement représentatif) montre que 75% des personnes interrogées sont favorables à cette décision de justice. Et encore, ma voix n’avait pas été prise en compte !

On pourra néanmoins noter la mauvaise foi de Rajoy qui, dans une déclaration passée, trouvait tout à fait normal que l’on sache ce qu’il était advenu des personnes disparues en Amérique Latine...

Sylvain


mardi 2 septembre 2008

PS...ychodrame...

L'université de La Rochelle a encore une fois tenue ses promesses et les tenors du parti socialiste ont livré la bataille dont l'UMP rêvait pour faire oublier le bilan catastrophique de l'économie française.

Pierre Moscovici déclare que le grand perdant de La Rochelle c'est le PS et il a bien raison. Alliances, contre-alliances, bataille des égos et incapacité chronique à se rassembler, voilà ce qui est ressorti de ce nouveau rendez-vous "élephantesque".

La bataille qui attend le PS implique que ses dirigeants acceptent de faire la part des choses et s'orientent le plus rapidement possible vers un projet commun et un chef charismatique de la trempe d'un Jacques Delors ou d'un Dominique Strauss-Kahn( je ne prends pas partie mais je constate que le PS a cruellement besoin d'un vrai leader).

La bataille de 2012 mais avant elle, les régionales et les européennes éxigent du parti socialiste qu'il se comporte comme un vrai "potentiel vivier de présidentiables", mais une fois que le choix sera fait, les ambitions les plus démesurées devront s'effacer au profit du projet commun( oui oui, même les votres...).

L'idée de Pierre Moscovici me séduit, le premier secrétaire qui sera élu dans quelques semaines ne devra pas être le candidat de 2012 mais son premier ministre.

Le PS doit redevenir un lieu de débat mais également de concession et de consensus autour d'un projet commun, même si plusieurs candidats sont crédibles.

La constitution d'un véritable projet crédible et durable devra s'inscrire dans une logique de concertation et devra faire fi des divisions et surtoût, elle devra faire mieux que "aimez vous les uns les autres".

Mehdi( quelque peu partisan pour le coup, mais on se refait pas).