mardi 9 septembre 2008

Le conseil fédéral de la FFF ou comment être de mauvaise foi

On le savait, les sportifs sont des spécialistes de la mauvaise foi et du manque d'objectivité. Le procès verbal par lequel le conseil fédéral de la Fédération Française de Football a maintenu le controversé Raymond Domenech en est la nouvelle preuve.

Ok, le sujet est léger mais il revêt pour pas mal de monde en France (et dans le monde) une grande importance. Et moi le foot, ca m'intéresse. Bon, je vous accorde que le football en France en ce moment, que ce soit l'Equipe nationale ou le championnat, ca correspond pas forcément à la définition de "football". (Et voilà, dès qu'on parle de foot, je me sens obligé d'être de mauvaise foi. Moi qui pensais être au dessus de ça ! Ben, faut croire que non !)

Revenons à nos moutons. Si on reprend le PV, les dirigeants du foot français n'ont pas pris leur décision sur un plan footballistique mais sur un pur plan politique. Si on se fie aux propos publiés dans l'Equipe, Jean-Pierre Escalettes (ou un de des fidèles) aurait déclaré «La Fédération est une famille, pas un club. La campagne des anciens de France 98 a été trop insistante, parfois indécente. L'équipe de France est le patrimoine de la Fédération, pas celui d'un clan».

Encore de la mauvaise foi. 2 remarques me viennent à l'esprit :
1) Si la fédération est une famille, les Champions du Monde en font partie sans discussion et en sont même nos plus beaux représentants
2) Quand vous dites "L'Equipe de France est le patrimoine de la Fédération, pas celui d'un clan", vous ne vous rendez même pas compte que le clan c'est vous qui le formez. Les Champions du Monde ont au moins eu le courage de défendre leur position.

Donc voilà, juste pour garder le pouvoir, nos dirigeants ont fait un choix complètement dénué de sens et nous ont amené à cette ridicule défaite en Autriche (avec la complicité des joueurs).

Le seul qui reste objectif est Bernard Saules quand il déclare : «Il y a au moins un avantage à le maintenir : il restera en position de fusible

Sylvain (est-il possible d'allier football et objectivité ?)

Merci Jean-Marie pour ce petit moment de rire

Je suis bien loin d'être un amateur de Jean-Marie Bigard mais j'ai le regret de vous dire que aujourd'hui, Jean-Marie m'a fait sourire. Non, c'est faux il m'a bien fait marrer ! Comme quoi tout est possible !

Je pensais être insensible à son humour mais je me suis trompé. En même temps, j'avais le choix entre rester bouche bée et rigoler, j'ai choisi sans hésiter la seconde solution. Alors le sketch qui m' fait tant rigoler c'est celui où il affirme, sans aucune hésitation, que les attentats qui ont touché les Etats-Unis sont un immense complot. Selon ses propos"On est absolument certain que les deux avions n'existent pas ! Il n'y a jamais eu d'avion. C'est un mensonge absolument énorme." C'est pas le mensonge qui est énorme Jean-Marie, c'est TOI.

Le pire c'est qu'il ne s'arrête pas là. Jean-Marie "le géopoliticien" continue en précisant, ou plutôt en affirmant, que ce complot a été monté par les Etats-Unis pour aller faire la guerre en Irak. Comme il le précise, "Tous les spécialistes de la terre sont d'accord là-dessus". Que je voulais vous que je vous dise, là c'est la consternation !!!!!

Ma connaissance sur le sujet est limitée donc reprenez moi si je me trompe mais il me semble que les attentats du 11 septembre (qu'ils soient réels ou non) ont engendré la guerre en Afghanistan, pas la guerre en Irak. Par contre, en ce qui concerne cette dernière, je veux bien le croire si il me dit que les américains ont comploté pour attaquer l'Irak et ses supposés bombes nucléaires.

Donc encore Merci Jean-Marie pour cette petite rigolade !

Sylvain (vraiment consterné par les gens qui affirment sans savoir)

jeudi 4 septembre 2008

Polémique en Espagne : faut-il chercher à connaître la vérité même si ca fait mal ?

Polémique en Espagne, le juge Baltasar Garzón, de loin le juge le plus médiatique d’Espagne vient de demander à plusieurs grandes villes d’Espagne (Madrid, Grenade, Séville et Cordoue) de lui fournir la liste des personnes disparues, fusillées et enterrées dans des fosses communes depuis le jour du coup d’Etat de Franco. L’objectif est clair : le juge Garzon veut savoir le nombre de personnes exactes enterrées dans les fosses communes suite à la répression franquiste, les circonstances et les dates de ces actes. Selon les experts, le nombre de personnes enterrées dans ces fosses communes oscille entre 100 000 et 180 000 personnes. Rien que ca !!!

Cette décision de justice réveille les vieilles cicatrices. Ayant vécu en Espagne, j’ai pleinement conscience de ce malaise. La guerre civile est pour beaucoup de personnes (en particulier les plus anciens) un sujet tabou.

Cette décision va dans le sens de la loi de « mémoire historique » souhaitée par le gouvernement Zapatero. Cette loi a fait beaucoup de bruit dans la péninsule ibérique. Elle vise principalement à reconnaître la responsabilité de l’Etat dans les crimes qui ont été commis pendant la période franquiste. Le Partido Popular (parti conservateur espagnol) est évidemment opposé à cette initiative. Mariano Rajoy, leader du PP, a déclaré « Je suis partisan de ne pas rouvrir les blessures du passé».

Si je comprends que le sujet soit difficile à aborder, que les plaies ont mis du temps à se refermer, il me paraît tout à fait normal que les familles des victimes aient le droit de connaître la vérité sur les disparitions de leurs proches. Quoi de plus légitime ! Il est beaucoup plus simple d’éluder le sujet plutôt que savoir ce qui s’est réellement passé. Pour les survivants de cette guerre et surtout pour les familles, la reconnaissance officielle des institutions publiques, même si elle n’attribue aucune compensation économique (la loi les exclut) est extrêmement importante.

Dans le quotidien El Pais, un sondage (pas nécessairement représentatif) montre que 75% des personnes interrogées sont favorables à cette décision de justice. Et encore, ma voix n’avait pas été prise en compte !

On pourra néanmoins noter la mauvaise foi de Rajoy qui, dans une déclaration passée, trouvait tout à fait normal que l’on sache ce qu’il était advenu des personnes disparues en Amérique Latine...

Sylvain


mardi 2 septembre 2008

PS...ychodrame...

L'université de La Rochelle a encore une fois tenue ses promesses et les tenors du parti socialiste ont livré la bataille dont l'UMP rêvait pour faire oublier le bilan catastrophique de l'économie française.

Pierre Moscovici déclare que le grand perdant de La Rochelle c'est le PS et il a bien raison. Alliances, contre-alliances, bataille des égos et incapacité chronique à se rassembler, voilà ce qui est ressorti de ce nouveau rendez-vous "élephantesque".

La bataille qui attend le PS implique que ses dirigeants acceptent de faire la part des choses et s'orientent le plus rapidement possible vers un projet commun et un chef charismatique de la trempe d'un Jacques Delors ou d'un Dominique Strauss-Kahn( je ne prends pas partie mais je constate que le PS a cruellement besoin d'un vrai leader).

La bataille de 2012 mais avant elle, les régionales et les européennes éxigent du parti socialiste qu'il se comporte comme un vrai "potentiel vivier de présidentiables", mais une fois que le choix sera fait, les ambitions les plus démesurées devront s'effacer au profit du projet commun( oui oui, même les votres...).

L'idée de Pierre Moscovici me séduit, le premier secrétaire qui sera élu dans quelques semaines ne devra pas être le candidat de 2012 mais son premier ministre.

Le PS doit redevenir un lieu de débat mais également de concession et de consensus autour d'un projet commun, même si plusieurs candidats sont crédibles.

La constitution d'un véritable projet crédible et durable devra s'inscrire dans une logique de concertation et devra faire fi des divisions et surtoût, elle devra faire mieux que "aimez vous les uns les autres".

Mehdi( quelque peu partisan pour le coup, mais on se refait pas).